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La petite maison dans la friche

« Bonjour. J’espère que vous allez bien. De mon côté, ça avance, j’ai enfin trouvé un atelier. Je vais m’installer dans une petite maison qui était abandonnée depuis des années. Elle est au milieu d’une friche dans le 14ème arrondissement. Je viens de récupérer les clefs, si vous voulez visiter… Ça vous intéresse ? Vous pouvez passer quand vous voulez, je vais attaquer les travaux ».

Si vous nous suivez dans nos pérégrinations sur Instagram, vous savez que l’alignement, dans une même phrase, des mots « petite maison », « abandonnée », « friche » « Paris » a le chic pour nous électriser l’imagination. Ce mail, c’est Caroline, alias Mama Petula, paysagiste-jardinière-semeuse de vert en milieu urbain, qui nous l’a envoyé, un vendredi de fin septembre. Trois jours plus tard, on déboulait chez elle avec l’intention de faire des images, beaucoup d’images.

Une maison abandonnée dans une ville où chaque centimètre carré de bitume est rentabilisé, forcément ça titille la curiosité. Nous n’avons pas été déçus. Car ce que Caroline ne nous avait pas précisé, c’est que sa maisonnette se cache en fait dans l’immense enceinte d’un hôpital lui-même totalement abandonné depuis 2010. A la louche 4 hectares (soit l’équivalent de 6 terrains de foot) situé entre Denfert-Rochereau et Port-Royal. Quoi, ça existe un tel endroit vide à Paris ?

L’été dernier, un collectif, Plateau Urbain, obtient l’autorisation d’investir le vaste site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul pour une occupation temporaire avec tout ce que ce mot de temporaire peut induire comme « champ des possibles » dans le langage administratif. 3 ans, 5 ans, 99 ans… Cette association, connue pour transformer les espaces urbains laissés en friche, lance un appel d’offres auprès des artisans et artistes parisiens en leur proposant d’établir leurs ateliers à cette adresse pour une durée indéterminée… Si la fin d’occupation n’est donc, à ce jour, pas encore clairement définie, il est prévu que l’hôpital soit rasé pour laisser place à un éco-quartier. En attendant, en plein mois d’août à Paris, ils sont plusieurs à répondre présent. Une céramiste, un menuisier, un bottier, des sérigraphes, une costumière… Au total, en un mois, ce sont quarante toutes petites entreprises qui y font leur nid. Dont celle de Caroline, Mama Petula, la jardinière-paysagiste.

Le site est rebaptisé. Fini les saints et les Vincents, le 82 avenue Denfert-Rochereau s’appelle désormais « Les Grands Voisins ». « J’ai vu passer une petite annonce pour la location d’un atelier dans le 14e, j’ai postulé, sans trop y croire, en me disant qu’ils allaient avoir beaucoup d’autres candidatures… Et puis j’ai eu un appel ». Elle songeait jusque-là à quitter -à contre-coeur- Paris pour offrir, enfin, un vrai espace à ses plantes, quelque part en région parisienne. La voilà qui se retrouve d’un coup de baguette magique avec les clés d’une petite maison intramuros. Morale de l’histoire, dans la vie il faut continuer coûte que coûte à mettre des pièces dans le juke box, un jour ou l’autre on finira par danser sur sa petite musique à soi.

Le jour de notre venue, on retrouve Caroline les pieds dans… le bazar. Les lieux ont reçu pas mal de « visites » pendant ces années d’abandon. Il va falloir enlever les vêtements laissés là, pelleter les gravats, imaginer une déco avec un budget très, très, très limité. Heureusement, Caroline et les autres nouveaux locataires ont trouvé un gisement secret de mobilier rétro. Dans les bâtiments désaffectés de l’hôpital, tout est resté en place, figé dans le temps. Comme si face à l’ampleur du déménagement, les précédents occupants avaient baissé les bras, en se disant que peut-être un jour, ils trouveraient le temps de repasser faire le tri.

« Ça vous dit de m’accompagner voir ce que je peux récupérer ? » s’enquiert Caroline. Oui, oui, ça nous dit bien.

Tout autour des bâtiments, la nature a repris ses droits, grignotant méthodiquement bitume et béton. Face à nous, un grand escalier qui menait à l’une des entrées a carrément disparu sous la végétation. On distingue à peine les marches, recouvertes d’une épaisse moquette de végétaux entremêlés qui amortit notre descente. Avant sa fermeture, l’hôpital bourdonnait d’activité, de nombreux Parisiens sont d’ailleurs nés dans la maternité de Saint-Vincent-de-Paul. Aujourd’hui, il règne une étrange atmosphère dans ce recoin de Paris. Pas désagréable plutôt troublante. La sensation de flotter entre deux mondes, de perturber la quiétude d’un espace en jachère qui se serait extrait de notre réalité. « Ici on reverdit, ne pas déranger merci ». Choc des mondes : devant nous, alors que nous explorons ce territoire à nouveau vierge, la fondation Cartier fend le ciel bleu. Vu d’ici, on jurerait un mirage. La civilisation attendra, laissez-nous mener à bien notre petit trip « Into the wild ». Ce qui frappe le plus en ces lieux oubliés, c’est le silence. Bande son parisienne à cet instant : « bruit du vent dans les feuilles, pas d’oiseaux ». C’est tout, et ça fait du bien ce rien.

Trêve de méditation, direction l’entrée principale de l’une des ailes de l’hôpital.

Comme ses voisins d’atelier, Caroline a déjà fait quelques petits repérages. Un chariot, une armoire à pharmacie, des bocaux,… En cinq ans, il s’en est quand même passé de trucs ici. On imagine sans mal les fêtes clandestines et les grandes fièvres destructrices. Tout est cassé, renversé, amoncelé. De ce grand amas de choses, de ce tas condamné à la déchetterie, Caroline va faire repartir la vie, comme la bouture d’un monde défunt se greffe sur un nouveau monde. Le mot recyclage ne convient pas. Les objets ne sont pas recyclés, ils se réincarnent. Et se réincarner chez Mama Petula, c’est signe d’un très bon karma.

Le moment est à la fois lugubre et grisant. En tout, 8 étages s’offrent à l’exploration. On plaisante : « bon on fait comme dans les film d’horreur, chacun part de son côté ? ». Par endroit les couloirs sont plongés dans le noir. On sort les smartphones, on s’éclaire comme on peut. On progresse dans une ambiance qui varie, selon l’éclairage, entre « Le Club des 5 » d’Enid Blyton et « L’Hôpital et ses fantômes » de Lars Von Trier (surtout au sous-sol dans l’espace virologie).

Selon les secteurs, des rubans rouge et blanc barrent les portes défoncées. Attention danger. Beaucoup de plafonds se sont effondrés ou menacent de s’écrouler. En montant dans les étages, on se rend compte que l’eau de pluie s’est largement infiltrée et a commencé son travail de sape. Des mousses se sont mises à proliférer sur les dalles des faux plafonds qui gisent sur le linoleum et les moquettes détrempées. Un substrat artificiel qui en vaut d’autres. Le retour à l’état de nature est en marche. C’est assez plaisant à voir, rassurant aussi de se dire qu’à la fin, c’est la nature qui gagnera. Sic transit gloria mundi. Ainsi passe (et passera) la gloire du monde.

Les graffeurs sont passés. Sur les murs, la peinture des artistes. Au sol, des dossiers épars, des blocs d’ordonnances, des classeurs, des fragments d’archives, des photos d’infirmières à un pot d’anniversaire. L’impression d’un départ précipité qui rappelle les bâtiments de Pripiat voisine de Tchernobyl. Le lino absorbe notre marche. Il n’y a pas d’écho. Un silence blanc nous environne. Au loin, Paris nous ignore. Un voisin fume sur son balcon. Dans le lointain, se détache le monolythe de la Tour Montparnasse. On regrette que les artistes n’aient pas investi tout le bâtiment, les anciennes chambres et bureaux auraient pu ressembler aux salles d’un musée spontané. On rêve.

Merci Caroline de nous avoir offert le premier « Urbex » de notre vie. L’Urbex n’est pas un sirop pour la toux. Urbex -la contraction de « Urban » et « Exploration »- est la passion (parfois dangereuse) de centaines de photographes aux quatre coins du monde. A Détroit, au Japon, en France, dans le gigantisme englouti de l’ex-URSS. Ces explorateurs de l’abandon traquent les endroits où le monde moderne a claqué la porte : centre commercial, stade, centrale électrique, châteaux aux fastes effondrés, école, usine… Les Urbex-eurs français ont d’ailleurs déjà maintes fois visité l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul depuis sa fermeture. Le défi ultime étant d’être le premier à se glisser dans un endroit inconnu de ses collègues explorateurs.

Deux heures sont passées. Caroline a regroupé ses trouvailles au rez-de-chaussée : des rouleaux de papier peint rescapés des seventies, des chaises scoubidous de la même époque, des casiers, des plateaux, un chariot. Une armoire métallique lui a tapé dans l’oeil mais celle-ci pèse plus lourd qu’un piano droit. « Je repasserai ».

On fait un dernier stop dans ce qui devait être l’amphithéâtre de l’hôpital. On s’assied, on imagine ce qu’a pu être la vie ici. Des étudiants, des blouses blanches, un peu de chahut, la craie sur le tableau noir, des gestes de médecine… Le silence est encore plus pesant qu’ailleurs. Si des lecteurs se sont assis dans cet amphi qu’ils n’hésitent pas à laisser un témoignage dans les commentaires.

Nous nous refixons un rendez-vous. Mais pas avant plusieurs semaines, nous prévient-elle, une fois qu’elle aura déblayé/décapé/repeint/coupé du bois/monté des tables/réfléchi à la déco/installé ses plantes/trouvé un plombier/ah et aussi un électricien pas trop cher. Femme courage, Caroline ? Oui. A cela ajoutons « déterminée » et « bosseuse acharnée ».

Il y a un peu plus d’un an, elle lâche son job de salariée dans une agence de paysagistes, s’achète un petit camion, et plante les premières graines de sa petite entreprise : Mama Petula était née. Depuis, elle travaille tout le temps. Mais vraiment tout le temps. Ce n’est pas une vue de l’esprit.

Depuis deux ans que nous rencontrons des Parisiens qui entreprennent des choses de plus ou moins grande envergure, s’il ne fallait retenir qu’une leçon ce serait celle-ci : si tu te lances, mon bonhomme, il va falloir bosser tous les jours, sacrifier tes dimanches, faire passer la pilule auprès de ton entourage, accepter de travailler comme un fou sans en récolter tout de suite les bénéfices. Ah et aussi : tu seras toujours en retard sur ton calendrier, hyper stressé mais content quand même, satisfait d’avancer. Tu attendras la nuit avec impatience pour souffler un peu et quand celle-ci arrivera tu ne dormiras pas car tu penseras à demain. Quand cette énergie s’impose, il ne faut pas faire de vieux os en entreprise, il faut PARTIR. Mais ce ne sera pas facile. Ce n’est jamais facile d’avancer seul dans l’inconnu. Mais qu’y a-t-il de plus excitant que l’inconnu quand on a pris conscience du sens de la vie ?

Pour Caroline, le choix s’est imposé de lui-même : « j’ai fini par comprendre que je ne supportais pas la hiérarchie, c’est comme ça, je ne peux pas faire autrement alors j’ai monté ma boîte », analyse t-elle en rigolant « Et puis j’ai compris très jeune que la vie passe très vite. Je n’ai pas de temps à perdre dans un boulot où je ne suis pas bien, quelque que soit le sacrifice que cela implique. Je suis une femme pressée, j’ai envie de faire beaucoup de choses dans ma vie, il faut que je me dépêche ».

Tandis qu’elle soulève ses pots et ses caisses à bout de bras, on lui demande si ça a été dur, à ses débuts, de s’imposer en tant que femme dans ce métier très physique donc essentiellement masculin. Elle répond malicieusement par une pirouette (musclée, la pirouette) : « Non, c’est facile… Si tu es un pitbull qui lâche jamais, comme moi (rires). C’est vrai que j’avance dans la vie en ne desserrant jamais les dents, c’est mon mode de fonctionnement ». Dans les faits, Caroline est un mélange subtil de douceur et de fermeté, d’énergie et de calme… Et toutes ces forces mélangées lui permettent d’abattre des montagnes, toute seule. En doutant, en angoissant, en explosant son quota « fatigue » mais elle y arrive. Petit à petit, comme la végétation finira par recouvrir tout l’hôpital.

Trois semaines plus tard, on en a la preuve : sa petite maison-atelier encore en « chantier », est déjà totalement métamorphosée. Le résultat d’heures et d’heures de travail, de débrouille, de récup, d’un coup de main d’amis fidèles et de beaucoup de goût. Caroline nous prévient : « c’est pas encore fini, hein, je vais faire un mur végétal dans l’entrée (…) je veux que de l’extérieur, on voit du vert, beaucoup de vert, il faut que les plantes appellent les visiteurs ».

Depuis notre dernière rencontre, Caroline a aussi mis la main sur d’autres merveilles, des gros bocaux de pharmacie qui dormaient dans un coin de l’hôpital abandonné. Clin d’oeil dans cette histoire : il y a un an et demi, au moment de son lancement, Caroline avait mis sur pieds « des consultations pour plantes malades ». Une fois par mois, elle tenait ainsi sa permanence pour fougères à la dérive et autres ficus souffreteux sur la terrasse de la Recyclerie dans le 18ème. « Je démarrais juste à l’époque, c’était un moyen de me faire connaître d’une manière un peu décalée ». Un an plus tard, là voilà installée dans l’enceinte d’un hôpital désafecté. « Promis, j’ai pas fait exprès ! ». On ne va pas parler de destin, ni de hasard, mais là c’est quand même bigrement troublant.

Sur sa porte, Caroline a installé une croix verte en moquette. Et histoire de continuer à jongler avec le vocabulaire, elle vient également d’aménager une « nurserie » dans l’une des trois pièces de la petite maison. Ses boutures et jeunes pousses pourront y photo-synthétiser la lumière bien au calme derrière de grandes vitres.

Et sinon, il se passera quoi dans la petite maison de Mama Petula ? « Je veux que ce soit un lieu de vie ». Caroline aimerait organiser « des ateliers végétaux pour enfants, des apéros échanges de boutures, un mini marché aux plantes au printemps ».

Caroline prépare aussi en ce moment une vente de sapins de Noël. La petite maison ouvrira ses portes début décembre. Pour guetter l’inauguration, on vous conseille de suivre Mama Petula sur Instagram, sur Facebook ou sur son site internet.

Si vous aimez nous lire ici, nous avons besoin de vous là-bas. Nous voulons éditer L’Instant Parisien sous la forme d’une revue papier. Notre pari ? Sortir deux numéros par an (et plus si affinités) de 216 pages avec 0 annonceur publicitaire afin d’être totalement libres en terme de ligne éditoriale. Nos métiers (journaliste et photographe) tels que nous les exerçons depuis 10 ans sont fortement chahutés en ce moment. Les grands médias licencient, réduisent les coups de manière drastique et c’est la qualité des contenus qui en pâtit. Alors même si la période est compliquée, on pense qu’elle est propice aux nouveaux projets. Donc on récapitule : si vous aimez Paris, les articles longs, fouillés nécessitant du temps et une véritable implication, découvrir des parcours, des histoires de vie, vous pouvez commander le premier numéro de la revue papier de l’Instant Parisien ici. Merci !

25 commentaires

  1. nalou dit :

    tellement contente de voir la petite maison de Caroline sous votre objectif et vos mots :)
    une belle mise en valeur pour une très belle personne

  2. Que d’émotions!! Mes 4 enfants y sont nés.. que de temps passé à errer parmi ces bâtiments de briques car St Vincent était la maternité des grossesses à risque.. et cette lugubre cheminée du crematorium… Merci pour ce bout de printemps et pour ce beau témoignage d’une renaissance. J’aurai plaisir à y ramener mes 4 bout’choux pour leur présenter la maison de Caroline : la vie reprend toujours le dessus !!
    Caroline N.

    1. monsieur dit :

      C’est un très beau et un très émouvant témoignage. Merci !

  3. Mila dit :

    Comme d’habitude, je suis fan, mais ça, vous le savez déjà!
    Je crois bien que je suis atteinte du syndrome que vous décrivez. Ca fait « beaucoup peur », hein (^-^) mais dès que je travaille sur mes 2 projets, je me sens tellement vivante. On ressent à travers vos lignes que l’acharnement au travail de Caroline est guidé par cette furieuse envie de vivre, par tout ce qui trotte dans sa tête et qu’elle doit donc réaliser pour SE réaliser. J’ai hâte de pouvoir lui rendre visite dans ce lieu insolite qu’elle a si bien su s’approprier. Une belle histoire, encore une, merci :-)

    1. monsieur dit :

      Mila : merci :-*

  4. Aloÿse_ADC dit :

    Nous sommes passé avec toute l’équipe d’ADC dans sa petite maison ce matin et le coup de coeur est immense (tant pour le lieu que pour l’énergie de Caroline). Nous avons hâte de suivre ses aventures.

  5. Violette dit :

    Je crois bien que c’est votre plus bel article, sur le fond comme sur la forme. Dieu que c’est inspirant… Merci!

    1. monsieur dit :

      Oh ! Ça fait plaisir. Merci.

  6. isabelle dit :

    J’ai fait un bref passage dans ce lieu il y a longtemps… des souvenirs me reviennent… Quel bonheur de voir une si belle initiative faire revivre si joliment cet endroit ! Je ne manquerai pas l’occasion d’y faire un détour lors d’une prochaine escapade parisienne.

    1. monsieur dit :

      Oui, il faut y (re)passer

  7. Mama Petula dit :

    Je suis vraiment, tellement émue par ce que je lis, ce que je vois. Les larmes me viennent mais effacent en glissant, les nouvelles rides que m’ont laissé ce fameux travail acharné qui me pose justement souvent question. Et puis là maintenant, j’ai la réponse. Je sais pourquoi je le fais. Parce que j’aime vous donner du beau, de l’amour et de la joie et j’ai besoin de vos mots. Soigner les plantes, c’est soigner la vie. Merci

    1. monsieur dit :

      Le plus dur c’est de prendre son élan, de se préparer à sauter dans le vide. La suite sera joyeuse et lumineuse, c’est certain ! Bises.

  8. Judith dit :

    Ohlala, ça en jette !!! J’ai trop hâte de découvrir ton univers en vrai, Caroline. A très bientôt !

  9. Lucille dit :

    Je ne sais pas comment vous dire, mes mots ne seraient pas aussi beau que les vôtres et que vos images. J’ai le sentiment que cet article résume tout ce qui m’anime alors je vous dis simplement : merci. Et puis aussi : longue et belle vie à l’Instant Parisien et à tous les artistes que vous mettez si bien en valeur !

    1. monsieur dit :

      Ça nous donne de la force ce que vous dîtes ! Merci

  10. Allegra dit :

    C’est beau comme c’est pas permis. Il reste de grands espaces – en devenir – à Paris, et des jardiniers pour les peupler! Voir toute cette beauté à apprivoiser, tout ce potentiel, ça donne une belle énergie.

  11. K dit :

    Ouah, l’article est à tomber par terre.
    Super bien illustré et divinement raconté. Ça surprend, ça donne des forces, ça fait sourire, c’est émouvant. Bravo à toute l’équipe

    1. monsieur dit :

      MERCI !!

  12. Fascinant ! J’habite tout près, j’irai très certainement voir tout ça de mes propres yeux… Merci pour cette nouvelle visite !

  13. […] je vous laisse lire le très joli reportage fait par L’INSTANT PARISIEN […]

  14. Louis dit :

    Bonjour.
    Vos Photos sont magnifique, cependant, vous ne respectez pas les règles de l’urbex ce que je trouve vraiment dommage.
    Ces règles simples et facile a appliquer sont les suivantes :

    – Ne prends rien que des photos/videos
    – Ne laisse rien que des traces de pas
    – Ne tue rien que du temps
    – Les lieux tu respecteras
    – Ne casse rien, ne vole pas
    – Ne garde rien que des souvenirs
    – Sois discret, ne divulgue pas
    – Sache différencier la nature de l’exploration
    – Ne pars jamais seul(e)

    Continuez à prendre des photos (rien que des photos) et essayez de masquer les indices qui pourraient permettre d’identifier le(s) lieu(x) et attirer les casseurs.

    1. monsieur dit :

      Bonjour Louis et merci pour le message. Concernant le reportage nous n’étions pas en « mode urbex » car le lieu est déjà très connu et l’hôpital fait partie du projet d’amnénagement temporaire du site par http://lesgrandsvoisins.org. L’un des axes du projet consiste à recycler au coeur de l’hôpital tout ce qui peut l’être – d’où ce petit périple avec Caroline. Sinon, oui, bien sûr, les vraies expéditions urbex doivent suivre les recommandations que vous énumérez !

  15. CORVI GHYSLAINE dit :

    Très troublée du lieu et des arbres qui ont pris la liberté de pousser à leur guise sans être taillé, çà fait du bien.
    Un superficie très calme, intriguante, traversée par des personnes de couleurs avec toujours quelque chose dans les mains, angoissée du devenir historique … et cet hâvre de paix et d’espoir qu’est la maison de MAMA PETULA. Caroline merci beaucoup, j’ai adoré votre petite maison, laboratoire. Tout est présenté avec goût et amour.

  16. Baptiste dit :

    Encore une fois, c’est un plaisir de prendre ce temps pour vous lire et suspendre un moment de contemplation. Bravo à vous L’Instant Parisien!

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