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Entre les lignes

En pressant le pas dans les couloirs de la station Concorde, à un moment vous longez une impressionnante galerie de panneaux publicitaires vides. Rien dessus. Pas de publicité, pas de promo sensationnelles, zéro prix cassés sur la ligne 1. Tout juste quelques graffitis malingres piquettent le béton. On s’est souvent demandé pourquoi la RATP ne confiait-elle pas ces espaces inoccupés à des artistes. De l’art, vite ! Car la nature humaine, aussi, a horreur du vide. Ce ciment nu et lisse n’est pas très engageant. Il serait presque inquiétant à force de prolifération. Voeu exaucé : ce soir-là, nous découvrons qu’une main inconnue et dégourdie a dessiné à la craie, et probablement sans aucune-aimable-autorisation, d’immenses vagues. Un couloir entier est submergé.

C’était il y a un mois et ce fut une apparition. Dans cette grande artère souterraine, d’ordinaire les Parisiens foncent, têtes baissées, en pensant à tout sauf à l’endroit où ils sont, pressés d’atteindre ce moment où ils claqueront, heur-reux, la porte de chez eux. Nous en sommes aussi. Mais ce soir-là, coup de théâtre : les gens s’arrêtent. Pour toucher, voir si c’est vraiment « fait main ». Est-ce bien de la craie ? C’est fou, c’est beau. Il y avait dans ces quelques lignes pures, simples, presque faciles, beaucoup de poésie. Une photo postée sur Instagram plus tard et le nom de l’artiste émerge du web : il s’appelle Jordane. Et il accepte de nous rencontrer.

Nous retrouvons Jordane station Réaumur-Sébastopol. Réaumur, Raies au mur ? Etrange, étrange… On s’attendait à discuter avec un street artist, un taiseux, un habitué du jeu du chat et de la souris, aimant adrénaline et conquêtes de territoires. On se trompait, sur toute la ligne. Il y a 3 ans, Jordane ne dessinait pas. Ni sur du papier, encore moins sur les murs. Il travaillait dans la restauration. A priori, rien à voir. Mais le destin se charge souvent de relier un point A à un point B de la manière la plus inattendue qui soit.

Si dans ses recherches artistiques Jordane aime se perdre dans les circonvolutions, dans la vie c’est tout le contraire, il va droit au but, sans faux-semblant. Il annonce la couleur dès le début de la conversion : « Il y a trois ans, j’ai fait un burn out. Ça m’est tombé dessus comme ça, je me suis retrouvé chez moi toute la journée, je ne savais pas quoi faire, je n’arrivais même plus à décrocher mon téléphone ». Un ami lui offre alors un carnet et lui donne ce conseil : « écris, ça soulage, tu verras ». « Je lui ai dit que je ne savais pas écrire, il m’a répondu que je n’avais qu’à dessiner », se souvient Jordane en souriant. Il commence alors à « gribouiller des trucs », sans trop de conviction. Et puis les lignes apparaissent. Une, deux et puis trois, un mouvement se dessine, il tient là son échappatoire.

« A cette époque, je ne faisais que ça de mes journées, je ne pouvais faire que ça d’ailleurs ! J’avoue, à ce moment-là, j’étais complètement autiste ». Tracer des lignes, des lignes, encore des lignes, toujours des lignes pour éviter de trop penser. « Et puis avec cette activité, j’avais enfin une excuse pour ne pas répondre au téléphone », dit-il en rigolant à moitié. « Faire ses lignes », l’expression revient souvent dans la bouche de Jordane. Nous, ça nous rappelle les heures de colle au collège. Quand il fallait noircir des pages et des pages avant de pouvoir reprendre le cours de sa vie. Jordane, lui, a dû tirer des milliers lignes pour retrouver le fil de son quotidien. Le chemin a été long. Trois ans d’introspection pour se réinventer totalement.

Depuis 8 mois, ses très chères lignes ont bondi hors de ses carnets pour imprimer de leurs empreintes éphémères le métro, les trottoirs et les murs parisiens. « En dessinant à l’extérieur, c’est à la fois excitant et stressant pour moi car je sors de ma zone de confort, je m’expose au regard des gens ». Tandis que Jordane, tout en nous parlant, trace un premier coup de craie sur le ciment d’un espace publicitaire vide, on observe, avec gourmandise, les réactions des voyageurs. Un jeune homme s’approche. « Ah mais je connais vos dessins, je passe devant tous les jours, c’est quoi votre Instagram ? ». Une dame, chic, nous lance en descendant de la rame « c’est beau, je préfère ça à la pub ! ». Une autre passante s’enquiert, en nous regardant : « vous avez le droit d’écrire sur les murs ? ». Euuuuuh… Jordane, on répond quoi ? « La craie, ça s’efface avec un peu d’eau », lui dit-il en souriant. La réponse a l’air de la satisfaire car elle conclut la conversation par un enthousiaste « continuez, c’est bien » avant de sauter dans son métro.

En huit mois d’activité dans les rues de Paris, Jordane a collecté une foule d’anecdotes. La conclusion est rassurante. Les gens ont encore envie de parler, de partager, de s’émerveiller ensemble. Un jour, alors qu’il est à l’oeuvre sur son mur, un groupe d’agents de sécurité de la RATP s’approche. Jordane prend peur et part en accélérant le pas. Ils le rattrapent. « Mais pourquoi tu t’en vas, on était juste venu te dire qu’on aimait bien ce que tu fais ! ». Il y a aussi cette conductrice de métro qui lui lance depuis sa cabine que ses dessins égayaient ses trajets. Le poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg nous avait prévenu que sous son ciel de faïence il voyait des vagues…

« Je pourrais faire ça la nuit, en clandestin, quand il n’y a plus personne mais ce n’est pas le but, j’aime l’idée de côtoyer plein de gens, de toutes les classes sociales, de tous les âges (…) en règle général quand je commence à faire mes lignes, les gens se disent que je suis un mec qui s’amuse avec des craies de gosses, et puis quand le dessin prend forme, tout change ». Le plus beau compliment qu’on lui ai fait ? Cette personne qui a attendu qu’il ait terminé son dessin avant de venir simplement lui souffler « merci, ça m’a apaisé de vous voir dessiner ». C’est vrai que ça relaxe de regarder l’artiste tracer ses lignes d’un geste ample et délié, le bras tendu, rapide dans les grandes arabesques, précis dans les recoins. La craie court sur le ciment, improvise son parcours. « Parfois, j’ai l’impression de suivre un tracé invisible qui attendait la craie pour se révéler« . A la première rugosité, si le mouvement est trop rapide, le bâton cassera et s’en ira valser en débris sur les sièges métalliques, la voute du tunnel au-dessus des rails reprenant en écho le discret tintement de l’accident. « J’ai toujours beaucoup de craies avec moi ».

Après cette première rencontre, nous proposons à Jordane de nous revoir pour faire d’autres images. Ailleurs. Et cette fois nous prendrons de la hauteur. Nous avons une botte secrète, un piège à artistes. Le futur hôtel Renaissance, en construction place de la République, nous ouvre ses 9 étages, 4 sous-sols et sa terrasse sur tout Paris. Le directeur dans une rock’n’roll attitude digne du Chelsea Hôtel de New York, nous a fixé une seule limite, celle de ne pas basculer dans le vide. Bref, Jordane peut faire tout ce qu’il veut où il veut comme il veut.

L’endroit est en travaux. Le bâtiment fut d’abord le QG d’une grande compagnie d’assurance avant de servir de squat d’artistes. Les Parisiens se souviennent sans doute de la façade de l’immeuble dont les vitres en forme de hublots étaient recouvertes par des peintures à l’effigie de guerriers bantou. Dessinés par Kouka, armés de lances, ils étaient 77 protecteurs, des vigies parisiennes. Il reste encore un guerrier au quatrième sous-sol, les autres ont été vendus aux enchères au profit d’une oeuvre de charité. Revenons à ce qui nous a amené ici. Nous sommes vendredi et le jour tombe avec la promesse d’un couché de soleil photogénique. Et ça, c’est aussi une bonne nouvelle…

Les ouvriers s’activent, l’ouverture est prévue pour le mois de février. Ce qui sera un hôtel de luxe est pour le moment un terrain de jeu pour «l’homme à la craie». Jordane inspecte les surfaces de béton. Trop rugueuse, pas assez sombre, ah pas mal celle-ci. «Les gens me prennent parfois pour un fou quand ils me voient dans le métro caresser le sol pour tester la surface. Ça devient une habitude pour moi de toucher les sols, les murs, les portes, d’évaluer une future zone». Déjà une déformation professionnelle. La place de parking numéro 404 a désormais une histoire à raconter.

Dans le virage du parking souterrain, Jordane confesse qu’il envisage chaque « session » de dessin -c’est son mot- comme une performance. « J’aime bien changer de vitesse, au début je prends mon temps puis soudain j’accélère et ainsi de suite ». Les gestes sont amples, rapides, chorégraphiés à force d’être répétés. En ce moment, il multiplie les interventions. « Les gens qui m’encouragent, me disent merci dans le métro, dans la rue, ça me remplit, c’est nouveau pour moi toutes ces interactions. Je deviens boulimique des lignes ! » (rires) « Je n’arrive plus à m’arrêter, une fois qu’on sait qu’on peut recevoir toute cette chaleur humaine, on devient accro. J’offre quelque chose aux gens et ils me le rendent en triple, ça fait un bien fou, c’est gratuit, c’est cadeau ».

Sur son compte Instagram, on peut suivre ses invasions éphémères aux quatre coins de la ville. , il a recouvert toute une portion une rue. Ici, c’est au pied des arbres que ses lignes ont poussé. On ne l’arrête plus. « J’ai une tendinite à force mais heureusement j’ai un bon kiné ». Certains jours, c’est l’épuisement. « Je sais que j’en fais trop mais c’est plus fort que moi. Je dois parfois m’arrêter une semaine entière sans toucher une seule craie pour me cleaner le cerveau », rigole-t-il. « J’ai fait des mauvaises nuits où je ne rêvais qu’à des lignes, ça m’obsédait, tu vois ? ». On imagine, oui. Un peu comme faire la partie de Tétris de trop, juste avant d’aller se coucher.

S’il est aussi prolifique depuis la rentrée, c’est qu’il sent aussi que quelque chose se passe. Le début d’une autre vie professionnelle est en train de s’esquisser. « C’est très bizarre pour moi ce qui arrive en ce moment, les gens commencent à me contacter, je ne sais pas quoi en penser, je ne sais pas ce qui va se passer ». Récemment, le Printemps lui a commandé une grande fresque pour un magasin dans le sud de la France. Dix heures de boulot non-stop, à tracer des lignes, mini pause déjeuner comprise. « Parfois quand je suis dans le flux, même si je suis fatigué, je ne m’arrête pas, parce que c’est dans l’instant que ça se passe, ensuite l’énergie, l’envie aura peut-être disparu ». Quand il repère un spot, il sort sa boîte de craies, c’est aussi simple que ça. « J’aime bien être dans l’instantanéité, ça m’emmerde de me dire que je dois revenir, je ne fais pas de repérages ». Maintenant ou jamais. Et parfois quand la tentation des lignes est trop grande, c’est son agenda qui se brouille. Il se souvient d’un rendez-vous retardé pour cause de « j’ai trouvé un super lieu en chemin ». Bilan : 4 heures de retard, un ami furax et un beau souvenir sur Instagram.

Ces lignes ont-elle une signification ? Il ne sait pas. En tout cas, pour le moment, il préfère ne pas trop chercher à comprendre, histoire de garder la spontanéité intacte. « Tout ce que je sais, c’est qu’au départ, pour me donner l’impulsion, je me raconte une histoire dans ma tête. C’est un truc très enfantin. J’imagine un animal, une vague… et puis ensuite ça me dépasse ». Il n’intellectualise pas mais nous lance juste le début d’une piste : « au début, quand je me trompais sur une ligne, qu’elle n’était pas assez parfaite à mes yeux, c’était un drame. Les lignes m’ont appris que la vie n’est un pas un truc formaté, rigide. Avant, je voyais des erreurs absolument partout quand je regardais mon travail ». Au fur et à mesure, il accepte d’intégrer l’accident, l’erreur dans ses tracés, ce qui l’oblige à trouver des solutions, à faire avec l’imprévu, à le dédramatiser comme on accepte dans la vie les incidents de parcours, les coups du sort.

Jordane assume d’ailleurs la dimension thérapeutique de son travail. Les jours de cafard, il avoue se cramponner à ses craies. « Je sors, je commence à dessiner et je me concentre là-dessus ». Et il traverse les moments d’anxiété comme ça, en s’immergeant dans ses lignes comme d’autres feraient de la méditation. De l’art-thérapie à l’échelle de la ville ? Les surfaces urbaines comme des métaphores de la vie où l’on hésite devant une surface trop dure pour ne pas casser sa craie, se faire mal, stopper sa progression, chuter,… L’interprétation littéraire s’arrête là où commence la psychanalyse. Au risque d’aller un peu (trop) loin dans la recherche d’un sens caché, on peut quand même s’interroger sur l’adhésion quasi unanime des Parisiens pour son travail, en particulier dans le métro. Cette poésie de l’instant, qui s’effacera sans rien laisser, ne réveillerait-elle pas quelque chose en nous, collectivement, comme un archaïque souvenir, un retour à la matrice, aux premiers temps de l’humanité quand l’homme transcendait ses peurs et ses interrogations en dessinant sur la roche, en gravant les parois. Le métro comme réminiscence de la caverne et des mythes primitifs. Vous y réfléchirez pendant votre prochain trajet.

En l’écoutant, nous comprenons que Jordane dessine selon un code, une structure (apparemment) simple, composée de trois lignes parallèles qui se superposent et se chevauchent créant des couches, des effets de relief. Il ne doit pas y avoir d’espaces vides dans les territoires créés par les lignes et dans chaque sous-espace le code de trois lignes doit pouvoir se déployer. Vous suivez ?

Mises bout à bout, ses fresques semblent tendre un fil invisible et infini sur la ville, sortant ici, disparaissant là. Un fil qui relie les gens aussi. « J’adore l’idée que des inconnus interviennent sur mes dessins et rajoutent leurs propres lignes, ça ne me dérange pas, au contraire ». Souvent, ce sont les enfants qui l’interpellent spontanément et lui demandent s’ils peuvent eux aussi apporter leur coup de craie à l’oeuvre. « Un jour, un petit groupe de gosses m’observait pendant que je dessinais, je sentais qu’ils piaffaient d’impatience. J’ai toujours des craies en plus au cas où des gens veuillent dessiner avec moi. Je leur ai proposé de finir la dernière partie ensemble, ils ont rappliqué direct. C’était marrant de les voir en action. Tu as celui qui ose pas trop, le gamin hyper rigoureux qui copie à la ligne près, celui qui part en freestyle, invente d’autres lignes et puis le gosse, rebelle, qui préfère faire un bonhomme ».

La suite ? Jordane a de petits et de grands rêves. Des rêves de tracés minuscules presque invisibles, peut-être au crayon papier. Des rêves de surfaces géantes, de performances, d’invasions qui nécessiteraient un vrai engagement physique, peut-être en collaboration. Les spots rêvés : sous la Tour Eiffel. Vues d’en haut, les volutes de Jordane viendraient chatouiller les pieds de la dame de fer. On parle aussi des stations fantômes du métro parisien. Fantasme interdit. Ça pourrait être beau, non, des expo in situ sur ces quais oubliés ? Ceci est un message à la RATP. Messieurs dames, nous vous présentons toutes nos excuses car pour réaliser ce reportage, nous n’avons pas été des usagers exemplaires. En effet, si nous avons payé nos tickets, nous avons fait des photos en douce. Mais ça valait le coup franchement, non ? Et si jamais l’envie vous prend d’inviter Jordane à envahir vos stations abandonnées ou le sol d’un couloir, vous savez où le trouver. La poésie, l’art spontané, la gratuité créative dans l’espace public, sont des biens de première nécessité, c’est quand ils disparaissent que l’on s’en rend compte.

En bonus final, on ne peut que vous conseiller de cliquer sur ce lien pour retrouver dans une vidéo le grand artiste américain Keith Haring au début des années 80 traçant ses dessins dans le métro de New York entre deux crises de nerfs des agents de sécurité. Des dessins à la craie et sur des espaces publicitaires vides. Back to basics, quoi !

Si vous n’avez pas épuisé votre stock de clics de la journée, on vous invite à suivre les pérégrinations de Jordane sur son compte Instagram.

Quant à nous, entre deux et quatre heures du matin, nous sommes en train de boucler le premier numéro de la revue papier de L’Instant Parisien. On vous en parlera en détails la prochaine fois.

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26 commentaires

  1. Bottos dit :

    A nouveau merci pour ce bel artiste , oups, je voulais écrire article ! Que c’est bon de faire des lapsus… j’ai également croisé Jordane à la station Concorde il y a près d’un mois. Très touchée par son travail, sa gestuelle et le rendu un peu hypnotique des circonvolutions de sa craie, je me suis permise de lui faire part de mon plaisir. Son grand sourire en retour reste un très beau souvenir de rencontre métropolitaine.

    Grande impatience de découvrir la version Gutenberg de l’Instant Parisien… Bravo ! Encore !

    1. monsieur dit :

      MERCI ! (beaucoup)

    2. epinat dit :

      Jordane et son art est si spontané, magique, beau et nous permet de rêver.. de suivre ses lignes… et d’imaginer notre propre suite… de vouloir comme ses enfants prendre une craie et de continuer avec lui… bonne suite à lui et good vibes!!:)

      1. monsieur dit :

        On est bien d’accord avec vous !

        1. géraldine epinat dit :

          très bel article oui sur ces belles lignes noires et blanches de Jordane.. envie de les suivre!!!:)

          1. monsieur dit :

            Merci

  2. Frédéric dit :

    une belle rencontre, plein d’humanisme et de poésie, un artiste au TOP, un article magnifique

    1. monsieur dit :

      Ça fait chaud au coeur, merci Frédéric

  3. Baptiste dit :

    Superbe! Ce fut une belle après-midi et une rencontre vibrante. Très bel article. Votre blog aussi est admirable. Bravo!

    1. monsieur dit :

      Ah Baptiste, que dire… Merci Instagram et merci pour ce super commentaire ! A bientôt

  4. lolabelle dit :

    J’ai la chair de poule en lisant cet article! Un gars en situation de burn out qui s’en sort en dessinant un truc très intime dans toute la ville, c’est bête mais ça m’émeut! Je trouve ça dingue et carrément génial ces parcours de vie atypiques, qui sortent des lignes toutes tracées(ouais, ok fastoche) longue vie à eux!

    1. monsieur dit :

      Fastoche, peut-être 😉 Mais ce que vous dites est très vrai, c’est un parcours génial et courageux.

  5. Aloÿse_ADC dit :

    Vous nous donnez beaucoup de ce jeune homme qui semble s’offrir à Paris par les lignes qu’il trace. C’est généreux tout ça. Ça donne envie de s’ouvrir plus grand et plus fort. Merci pour toute cette confiance.

    1. monsieur dit :

      C’était une rencontre chargée en émotion, on est contents que tout ceci se ressente dans l’article. Bises.

  6. Thomas dit :

    Un bien bel article que j’ai dévoré !
    Que dire de Jordane….il transpire la liberté !
    Que dieu m’entende ( ou me lise ) faite que sa pratique du tracet de lignes ne soit pas pris dans l’amalgame du  »street art  » il n’en est rien !
    Excusez de l’expression mais  » putain » il m’a fait du bien.

    1. monsieur dit :

      Merci Thomas, et vous avez bien raison d’utiliser cette expression enthousiaste !

  7. Juliette dit :

    Superbe article, comme toujours, un plaisir de lire ces lignes et de découvrir vos belles photos !

    1. monsieur dit :

      C’est très gentil, merci !

  8. Anne dit :

    Chers vous, les journalistes !!!
    Félicitations+++
    Proche de Jordane, je n’aurais pas su écrire et présenter Jordane avec autant de justesse et de sensibilité!
    Très bonne plume, très bon rythme, vocab excellent précis et dans le vent. J’ai adoré le texte et les photos;
    Bravo et merci pour l’ami Jordane

    1. monsieur dit :

      On est très sensbiles à ce gentil commentaire. Merci Anne !

  9. Audrey dit :

    Incroyable et poétique histoire ! Un grand et bel instant parisien

  10. Sophie dit :

    Merci pour ce bel article dont les lignes m’ont autant hypnotisée que celles de l’artiste.

    1. monsieur dit :

      Merci chère lectrice !

  11. Anne-Lise dit :

    J’aime énormément le soin que vous prenez à nous ouvrir la porte de chacune de ces bulles…lire et voir long, respectueux, positif, ça fait un bien fou!

    Et j’entraperçois les mots revue papier? Oh la belle nouvelle!! D’ores et déjà merci :) si je ne la trouve pas à Bruxelles, ça me fera une excuse fantastique pour faire un saut à Paris.

    1. monsieur dit :

      Eternels amoureux de Bruxelles, nous sommes ravis de découvrir votre commentaire. Merci, merci !

  12. J’étais déjà ravie d’avoir découvert (grâce à l’instagram de l’instant parisien) qui était cet artiste derrière ces courbes blanches que j’avais vu pour la première fois au mois de juin à côté de chez moi dans le 14e. Maintenant je suis d’autant plus ravie d’en savoir plus sur son parcours et sa démarche.
    Dans chaque lieu où je croise ces fresques ça me met du baume au coeur, comme une impression d’avoir découvert un indice lors d’une chasse au trésor urbaine.

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